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Emotions, intelligence émotionnelle

Petits trucs pour se réconcilier avec ses émotions.

jeudi 27 août 2015

L’intelligence émotionnelle est une discipline qui vise à être à l’écoute de ses émotions, à les accepter et à être en mesure de les vivre le plus sereinement possible.

Cette approche est utilisée de plus en plus souvent en management, en psychologie positive, mais aussi en thérapie.

Comment parvenir à l’intelligence émotionnelle ?

Il faut arriver à être à l’écoute de ses émotions. De nombreuses méthodes sont possibles, et la plus fréquemment préconisée est la méditation parce qu’elle permet d’être dans l’instant présent, de prendre conscience plus justement de ce que l’on ressent, et d’accepter plus facilement les émotions. C’est bien ce dont il s’agit dans l’intelligence émotionnelle. Comme j’ai consacré plusieurs chapitres à la méditation, je vais donc proposer ici des techniques alternatives qui aient ces trois points en commun :

  • Etre dans le présent
  • Ressentir et comprendre les émotions
  • Les accepter (et donc elles s’apaisent)

Techniques alternatives pour l’intelligence émotionnelle

Lorsque j’étais adolescent, j’avais comme beaucoup d’adolescents un degré nul d’intelligence émotionnelle. Je subissais mes émotions de plein fouet et les faisais subir à mon entourage. Mais j’ai trouvé une méthode qui m’a beaucoup aidé : écrire. En l’occurrence j’écrivais de la poésie, mais ça aurait pu être un journal intime, ou un roman. En écrivant ce que je ressentais, et la poésie permet de le faire avec des images, j’arrivais à être dans le présent, à ressentir et à accepter mes émotions en trouvant que le résultat était beau. Un très bon outil, je n’aurais juste pas du les montrer à mon entourage ! Rassurez vous, j’ai appris depuis et les poèmes que j’ai publié dans mon recueil « poèmes d’esprit de désordre et de vie » ne sont pas de l’ordre de l’exhibitionnisme.

Il n’y a évidemment pas que l’écriture, il y a aussi le dessin, la danse, selon le moyen d’expression qui nous convient le mieux.

Ecrire ce que je ressentais m’a énormément aidé à une période difficile de ma vie (divorce). J’avais une telle rancœur que ça sortait par tous les pores de ma peau. Et ça revenait en ruminant… Le jour ou j’ai pris un petit carnet pour noter mes reproches en boucle, je me suis rendu compte que je n’avais plus besoin de les ruminer, ils étaient bien à l’abri dans le carnet. Puis j’ai pu refermer le carnet, et je me suis rendu compte que mes sentiments s’étaient énormément apaisés. J’ai pu rentrer dans la démarche exceptionnellement fructueuse qu’est le pardon.

Une autre possibilité consiste à s’isoler, peut être face à un miroir et de se parler à soi même de ses émotions. Avec mon reflet pour simple interlocuteur, j’expose mes émotions. Puis je les prends et je les accepte. Je fais la paix avec mon reflet.

Une autre possibilité plus délicate, consiste à trouver une mélodie, une chanson qui exprime ce que je ressens. Je chante avec l’interprète, je laisse mes émotions sortir. Puis je choisis à un moment donné de m’arrêter, de laisser les choses s’apaiser dans le silence, et de faire la paix avec ce qui s’est passé pendant cette orgie de sentiments alimentés par la musique.

Il est également possible d’utiliser la symbolique. Je prends une table vide et je m’assois face à cette table. Puis je vais chercher dans la maison un objet qui symbolise ce que je ressens. Je reviens le poser sur la table. Je vais chercher d’autres objets liés à mon ressenti, ou à ce que je préférerais ressentir. Je vais chercher des objets qui symbolisent la paix intérieure. Puis je vais prendre le temps de me poser et d’organiser les symboles sur la table d’une façon qui m’apaise…

Bien sur, il est peut être plus efficace d’aller voir un psychologue et de lui parler, mais les méthodes que je propose sont pour le quotidien, pour quand vous n’avez pas le temps d’attendre le rendez-vous ! A une période de ma vie où mon travail était devenu absurde en raison d’un management insensé, autoritaire et pervers, j’ai eu recours à un psy pour me distancier de ce que je vivais. Simplement raconter les événements du boulot à un psy et l’entendre dire « oui, c’est pervers, ce n’est pas comme cela que cela devrait se passer » était le meilleur moyen de me rassurer. J’étais bien dans la normalité et je ne me laissais pas contaminer.

Pour aller plus loin

P.-S.

Cet article fait partie d’une série sur mon blog destinée à former une réflexion quotidienne qui constituera un dictionnaire pragmatique et inconstant du mieux vivre entre humains. Vous souhaitez les retrouver retravaillés sous forme de livre, il vient de paraître, rendez vous sur le site de l’éditeur.

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