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50 ans

50 ans aujourd’hui

lundi 24 avril 2017

50 ans ! Je le voyais arriver depuis un moment, mais ça a fini par arriver.

Non que ce soit très important, ce sont plutôt des petits signes qui s’accumulent, moins de vivacité pour le calcul mental, moins de souplesse (ça c’est ma faute), moins de résistance, des problèmes de dos, le poil de barbe qui est devenu tout blanc. Ce qui est vraiment important, c’est la leçon de vie que je tire de ces 50 années. C’est important d’être dans le présent, tout en construisant l’avenir, de veiller à garder sa liberté, d’aimer et de recevoir de l’amour en retour. C’est Isabelle que je dois saluer en premier en ce jour, une compagne aimante, assoiffée de vérité, riche de spiritualité, celle dont j’ai toujours rêvé. C’est aussi ma fille que je salue, qui s’épanouit dans la grâce de la jeunesse, et dont la joyeuse insouciance se charge à présent de ce qu’il faut de gravité sans perdre de son enthousiasme. C’est ma mère pour son amour intarissable qui m’a construit en premier.

Je n’ai pas vraiment envie de regarder en arrière, mais je me suis trop longtemps posé la question de ce que je réalisais dans ma vie pour ne pas l’évoquer. J’ai fait mon devoir de « premier de la classe », de belles études, des recherches qui ont abouti à des découvertes significatives, peu publiées car j’ai choisi l’industrie et son gout du secret, deux livres publiés dont un qui a beaucoup plu à ses lecteurs, d’innombrables personnes rencontrées, de riches rencontres. Il m’est arrivé de trébucher sur la route et ce sont des personnes profondes et spirituelles qui m’ont aidé à me relever : un prêtre, une sophrologue, une psychologue… Je sais ce que je dois à toutes ces personnes qui ont croisé ma route. Et je sais ce que je dois au christianisme qui a forgé mes valeurs humaines les plus profondes. C’est cette foi qui m’a permis d’apprendre à voir l’invisible, non pas des illusions, mais ce qui est en train de sourdre, d’advenir, pour me laisser agir par l’Esprit qui fermente le monde. Le présent devient ainsi éternité.

Pour la suite de la route, j’ai le sentiment qu’il me faut être plutôt que faire, trouver ce chemin d’accord entre moi-même et l’univers, et d’abord un accord plus profond avec moi-même et avec mes proches, une harmonie qui se vit au présent. J’apprends à lâcher prise, à m’en remettre avec confiance à mes collaborateurs, à laisser mon égo se dissiper tout seul plutôt que de lui donner des coups de marteau, à être petit dans un vaste monde, obligé de louvoyer contre le vent, acceptant de ne pas avancer pour pouvoir aller de l’avant.

Merci d’avoir partagé des pas sur cette route avec moi !

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