Renard Web

Fin du monde

C’est toujours la fin du monde pour quelqu’un...

dimanche 30 décembre 2012

Eh oui, c’est la fin du monde. Enfin, c’est la notre...

D’ailleurs ça a toujours été la fin du monde à toutes les époques et pour toutes les générations. On y a toujours survécu et un nouveau monde sort de ses cendres...

Une fin du monde à chaque génération

Nos (grands) parents ont connu la guerre mondiale, c’était une sacré fin du monde avec pas mal d’effets pyrotechniques !! La fin du colonialisme en était une aussi, avec l’effondrement total d’une vision du monde où l’Europe dominait presque toute la planète et y apportait son "influence civilisatrice". Si on remonte plus loin, la fin de la royauté et la révolution française a du faire l’effet d’une sacré fin du monde à ceux qui l’ont traversée. Et ainsi de suite...

Avouons que certaines fins du monde ont du être plus raides que d’autres : la fin de l’empire romain, les invasions barbares, les grandes pestes... Il y a peut être de quoi relativiser ce que nous vivons aujourd’hui mais aussi être vigilants par rapport aux efforts qu’il faudrait faire ? Car tout cela nous rappelle qu’une civilisation peut s’effondrer et qu’une nouvelle civilisaiton peut mettre beaucoup de temps à se relever...

Quelle fin du monde pour notre génération ?

Quelle fin du monde vivons nous aujourd’hui ? La fin du capitalisme ? La fin de la consommation à outrance ? La fin du pétrole et donc de la globalisation de l’économie ? La pollution de la planète ? La fin des pouvoirs centralisés grâce à la latéralisation introduite par internet ?

Les religions prosélytes aussi connaissent leur fin du monde alors qu’elles ont conquis la planète : le Christianisme croule sous un excès de moralisme qui lui a fait oublier son moteur premier (aimez vous les uns les autres), l’Islam est en pleine guerre civile déchiré par ses extrémistes de tout bord et son incapacité à créer quelque forme d’unité des croyants.

Qui sera assez lucide pour le deviner, pour avoir l’intuition du chemin à prendre, pour voir l’invisible ? Et pour proposer quelque chose pour construire un monde nouveau ? De quoi disposons nous pour reconstruire quelque chose d’intéressant ? Quelles leçons pourrons nous tirer aujourd’hui pour transmettre au nouveau monde qui est déjà en train d’émerger ?

Des fins du monde, il y en a tout le temps et on doit renoncer à ce à quoi on était attachés. Heureusement, c’est souvent pour un plus grand bien une fois qu’on est sortis du chaos. Et cela, ça dépend du courage et de l’ingéniosité des humains qui la vivent cette fin du monde, et qui construisent le nouveau monde.

P.-S.

à suivre...

Cet article fait partie d’une série sur mon blog destinée à former en 2011 une réflexion quotidienne qui constituera un dictionnaire pragmatique et inconstant pour mieux vivre l’avenir avec l’expérience de la vie passée.


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