Renard Web

Faut il tuer au nom de Dieu ?

Utiliser la violence, c’est décrédibiliser sa cause.

samedi 10 janvier 2015

C’est une perversion de toute forme de valeur que de tuer au nom d’une valeur. C’est le néant, c’est la négation de l’intelligence humaine, c’est la négation de la spiritualité, mise à la portée du moindre crétin aigri. C’est l’expression même du mal : essayer de vider la vie de son sens.

Petite histoire des crimes religieux

Depuis l’assassinat d’Abel par Caïn relaté dans la génèse, et donc un récit mythique mais qui en dit long, l’histoire des religions est noircie par les crimes au nom de Dieu. On peut citer le déluge, une extermination massive, dont Dieu lui même se serait rendu coupable pour purger l’humanité, la conquête d’Israel, et même la crucifixion de Jesus pour une accusation de blasphème. Dans l’histoire du christianisme, l’extermination systématique des hérétiques (ex. Les cathares), les croisades, les guerres de religion, l’évangélisation du monde qui s’est faite à coups de mousquets ou de bayonnettes, et dans une certaine mesure la colonisation. L’islam contemporain est, lui, quasi totalement englué au niveau mondial dans la croyance que la soumission à Dieu doit s’imposer par la force et la violence, dominé qu’il est par des courants violents, politiques et totalitaires que sont le djihadistes, le wahhabisme notamment. Ce sont des attentats mais aussi des meurtres légaux (lapidations, condamnation à mort) et des massacres, des guerres de conquête .

Des crimes sont également commis aux noms des religions athées engendrées par la politique, le communisme, l’anticommunisme, mais aussi le culte de l’Argent dont les banquiers sont les grands pontifes.

Ce n’est donc pas fini !! Mais cela peut être combattu par la raison !

un crime est un crime

Le droit de tuer reste une prérogative de l’état dans de nombreux pays même démocratiques comme les USA, mais la peine de mort elle même a disparu dans les démocraties les plus éclairées. En dehors de ces prérogatives étatiques, qui incluent parfois la justification du meurtre politique pour raison d’état, il est universellement reconnu que l’on ne peut pas tuer un autre être humain, et pourtant aujourd’hui, même en France certains croient qu’il peut être legitime de tuer ou de menacer de mort pour cause de blasphème. A l’échelle mondiale, cela fait beaucoup de monde à éduquer.

Il n’echappera a personne que si je dois tuer mon interlocuteur pour l’emporter dans un débat, c’est que mes arguments sont vraiment faibles, peu convainquants !! Pour cette raison même, si je menace de mort quelqu’un, je suis en train de crier haut et fort : "je n’ai pas d’autre argument que la violence ! C’est par la force que je l’emporterai, par la peur, parce que je sais que je n’ai aucun autre moyen de te convaincre !!"

Ainsi, lorsque quelqu’un emploie la violence au nom de Dieu, il est pour ainsi dire en train de crier que Dieu n’existe pas, que ce concept lui semble si indéfendable qu’il n’a d’autre choix que de faire taire son interlocuteur par la force.

Terroristes, tortionnaires, tout ce en quoi vous croyez, vous faites quotidiennement la démonstration que ça n’existe pas et ne se justifie pas.

Pour aller plus loin :

Comment éduquer sur la violence ?

De simples jeux de rôles peuvent permettre aux enfants de réaliser en quoi le retour à la violence n’est pas un argument. Deux enfants montent sur scène pour défendre une idée. Dans leur rôle, il est prévu que l’un mime d’avoir recours à la violence. L’animateur demande ensuite aux autres enfants de débattre pour savoir si ses arguments étaient valables ou pas, et si le fait d’avoir eu recours à la violence lui a donné raison.

Répondre à cet article


Statistiques

  • Visites : 86
  • Popularité : 24 %