Renard Web

L’espérance

dimanche 16 août 2015

J’ai longtemps cru que je vivais sans espérance. Les obstacles s’accumulaient et je les surmontais plus ou moins heureusement sans trop croire à des jours meilleurs.

Mais c’est seulement quand on rencontre des gens plus désespérés, qu’on réalise qu’on n’est pas si dépourvu d’espérance. C’est tout de même ça qui fait avancer. Et c’est le jour qu’on décide de se battre qu’on réalise que l’Espérance c’est parfois simplement se dire "Eh mais, je ne vais pas me laisser faire sur ce coup là".

Comment donc définir l’espérance ?

Attendre quelque chose qui n’a pas de raison d’arriver ? Vouloir qu’une quelconque force (dieu, le destin, la providence, la bienveillance d’autrui) supplée à ce que je ne suis pas capable d’obtenir par moi même.

Elevée au rang de vertu dans le christianisme, l’espérance ne doit pas être une façon de se déresponsabiliser au profit d’une force supérieure qui supplée à ma faiblesse. Pour moi, cette conception de l’espérance serait un renoncement à mon autonomie et avant tout un vice cruel qui consisterait à préférer l’illusion à la responsabilité.

Espérer au fond du gouffre

La vie est partout même dans les gouffres et croire qu’il y aura une issue est un moteur pour traverser l’épreuve, pour garder la force de continuer. Pour conquérir l’espérance, il faut arriver à apaiser ses craintes et ses angoisses. Je le fais par la pratique de la méditation.


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