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Que faisons nous de nos talents

La parabole des talents (2)

lundi 22 février 2016

Le précédent texte proposait une méditation sur la parabole des talents, et se terminait par une question que faisons nous de nos talents ?. C’est par cette question que nous allons reprendre notre méditation.

Nous arrivons maintenant à la question centrale : que faisons nous de nos talents ? Les avons nous simplement identifiés et fait fructifier, ou les avons nous enterrés ? Est-ce un maître cruel qui nous punira si nous n’en avons pas fait bon usage ? Ou est-ce nous mêmes qui nous infligeons la punition en enterrant ce qui était notre don le plus précieux ?

La liste des talents…

Je vous invite à faire une liste de vos talents, en toute simplicité : intelligence, compassion, attention, lucidité, force physique, écoute, patience, persévérance, endurance, santé, vigilance, sens de l’observation, convivialité, communication… La liste pourrait être interminable et c’est à vous de choisir ce que vous allez y mettre. Mais attention, ce n’est pas une liste fermée, c’est une liste qui s’allongera au long de votre vie. Maintenant, vous pouvez faire l’exercice de mettre une bonne grosse lettre F en face de ceux que vous avez fait fructifier, et une croix en face de ceux que vous avez enterrés ou laissé de côté. Aucune croix ? C’est fort probablement que vous avez oublié tous les talents enterrés et que vous ne les avez pas mis dans la liste. Il faut donc se remettre au travail et faire la liste de ce qui a pu être enterré, peut être en remontant dans le passé.

Toujours pas de talents enterrés ? Je vais vous aider. Considérez votre vie de couple, tout ce qui était merveilleux au commencement et qui est devenu banal, auquel vous ne prêtez plus attention… Est ce que ce ne sont pas des talents enterrés ? Considérez votre vie professionnelle. Est-ce que vous donnez le meilleur de vous même ? Est-ce que vous avez laissé passer des occasions de vous investir davantage ou de changer les choses autour de vous ? Considérez l’éducation de vos enfants, leur avez vous donné les meilleures chances, ou bien avez vous parfois lâché l’affaire ?

Exemple de la vie professionnelle

Je reviens sur la vie professionnelle. On considère en management qu’il y a trois types d’investissement dans le boulot : ceux qui viennent avec les pieds, autant dire en traînant les pieds, c’est à dire en investissant le minimum, ceux qui viennent avec leur tête qui essaient de donner plus et mieux, et enfin ceux qui viennent avec leur cœur, c’est à dire qui se donnent vraiment à fond et réellement se dépassent. Ceux qui viennent avec les pieds ont enterré leur talent. Ils ont sans doute de bonnes raisons comme le serviteur qui doute de son maître, ils ont accumulé des mauvaises expériences et les ont mis en avant dans leur ressenti. Il n’en demeure pas moins qu’ils ont laissé mourir une part d’eux même et choisi de consacrer une grande partie de leur existence, leurs heures au travail à donner le minimum d’eux mêmes. Peut être pour de bonnes raisons ? Ce n’en est pas moins des talents qui sont enterrés.

Ceux qui sont venus avec leur tête ont réfléchi à ce qu’ils pouvaient donner de plus, il ont compris qu’ils avaient ces deux talents de la parabole qui pouvaient fructifier pour en donner quatre. Je pense sincèrement qu’il suffit de le vouloir pour donner un peu plus, pour faire la différence dans son boulot. Ce n’est pas simple, cela nécessite de mettre en œuvre beaucoup de qualités, mais c’est un objectif atteignable.

Et il y a enfin ceux qui ont eu le déclic, ceux qui ont laissé s’ouvrir leur coeur, qui ont compris qu’ils n’avaient pas deux mais cinq talents et qu’ils pouvaient les faire fructifier encore plus, sans doute plus que doubler, leur travail est devenu passionnant et ils se sont donnés à fond. Ils ont entrainés d’autres personnes dans cet élan, ils ont découvert des possibilités qui ne semblaient pas accessibles auparavant, ils ont ouvert une porte que tout le monde se satisfaisait de voir fermée.

La vie spirituelle

Il en est de même dans la vie spirituelle. On peut la vivre en trainant les pieds, c’est à dire le strict minimum, on peut chercher à devenir meilleur et à se dépasser, et on peut avoir le déclic et ouvrir tout un pan de sa personnalité à quelque chose qui nous dépasse, l’amour, la méditation ou la prière, la vie intérieure, la profondeur qui nous rend meilleur, l’écoute, la compréhension du sens de notre vie.

P.-S.

Ne nous arrêtons pas là, ce texte n’a pas encore tout livré, à bientôt pour une nouvelle méditation.

Si vous avez aimé ce texte, vous aimerez sans doute mon livre de psychologie positive "vivre mieux", sorti chez lulu.

Ce texte fait lui même partie d’une nouvelle série de réflexions sur la bible, destinée aux agnostiques comme aux croyants, pour tous ceux qui veulent approfondir leur vie spirituelle.

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