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Chasse royale

Tome 2 de la trilogie celtique "rois du monde"

mardi 18 août 2015

Attention, ce livre est sublime. J’ai encensé "gagner la guerre", j’ai dévoré "même pas mort" comme une immense et troublante poésie celtique, et je suis tombé à genou devant ce nouvel ouvrage. [1]

Un magnifique exercice de style

Qui ne connait déjà l’écriture riche et truculente de Jean-Philippe Jaworski ?

J’ai l’impression que tous les thèmes épiques, tous les styles sont brossés dans ce nouvel ouvrage, tour à tour utilisés avec maîtrise dans une sublime danse de mort. Cet épisode de la vie du héros gaulois Bellovèse est ramassé sur quelques jours, le temps d’une chasse à courre, d’un banquet, d’une trahison, d’une fuite et d’une vengeance. Mais la chasse à courre est autant un épisode forestier de haute teneur qu’une aventure mystique, un jeu de pouvoir politique et un drame familial. Le banquet est autant un festin, qu’une conspiration, un moment de diplomatie braillarde, un combat dans l’arène, une célébration des héros passés et le meurtre symbolique du père. Il en est ainsi de toute la première partie qui est un jeu incroyable de poupées russes, toutes de fameux morceaux de littérature. Chapeau bas !!

La beauté du carnage ?

La deuxième partie est un carnage orchestré avec une fureur sans nom, comme si JPW s’était donné le défi de donner des lettres de noblesse à la boucherie et l’équarrissage. Tout est sanglant, brillant, mystique, auréolé de gloire, de nostalgie, de malheur, de défis au destin.

Et comme dans le précédent, lorsque l’expérience du héros devient mystique, il reste toujours dans la narration une ambiguité : fait il vraiment l’expérience du divin, ou est-ce le délire d’un homme poussé aux extrémités ? L’écriture somptueuse de ce passage le rend troublant et mystérieux.

Tout est gaulois, tout est immense, tout est beau. Je crie au génie !!

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Notes

[1] Je précise que ce tome peut se lire indépendamment du précédent qui raconte l’enfance du héros