Renard Web

Le sentiment du fer, de JP Jaworski

Un régal qui se savoure comme les plus fines confiseries.

lundi 10 août 2015

Le dernier Jaworski est en fait un recueil de 5 nouvelles dont certaines déjà publiées dans des anthologies. Dans les nouvelles, la prose Jaworskienne est encore plus riche et débridée.

Bien sur, c’est l’occasion de découvrir du vocabulaire médiéval ou spécialisé, mais la plupart des mots se comprennent très bien avec le contexte et c’est un régal de les apprendre ludiquement. Même si les nouvelles sont forts diverses, elles sont différents reflets d’une guerre qui agita le Vieux Royaume, réunies dans une unité thématique.

La première nouvelle donne son nom au recueil, et c’est à nouveau une histoire de maître assassin, genre que les lecteurs de "gagner la guerre" accueilleront avec moult pâmoisons. L’histoire est aussi truculente que le langage. Les rebondissements sont légion, le suspense est grisant, et le thème .

La deuxième nouvelle s’appelle "l’elfe et les égorgeurs" ce qui est en soi un programme savoureux, c’est la plus légère du recueil malgré des descriptions de crimes de guerre que n’aurait pas renié Baudelaire (cf la charogne).

"Profanation" est le procès d’un détrousseur de cadavres par les juges du sinistre culte du Desséché. On y retrouve le langage très cru et imagé des gueux auxquels Jaworski arrive à donner une vigueur et une fougue incroyable. C’est un monument de cynisme. On y lit aussi entre les lignes des secrets sur ce culte mystérieux du Desséché.

Avec "désolation", c’est un nouveau peuple qui est mis à l’honneur, les nains ! Et c’est sans conteste ma préférée du recueil. Avec une citation de Tolkien en introduction, c’est le thème des mines de la Moria qui semble être revisité, mais ne nous fions pas aux apparences, les nains sont ici bien plus retors que ceux du maître. Nous avons des combats épiques dans l’esprit nain, et une intrigue de qualité. Quant au vocabulaire, eh bien disons que Jaworski n’a pas besoin d’inventer une langue pour les nains, il sait leur inventer un parler propre qui est bluffant.

La dernière nouvelle, que j’avais déjà lue dans une compilation, est le récit d’une bataille épique entre deux magies, celle des elfes toute de Lumiere et de transcendance et la magie corrompue et nécromantique de prêtres dévoyés du Desséché. C’est un festival d’effets spéciaux, et de subtilités. La bataille magique se joue sur deux plans, matériel et spirituel, c’est tout juste remarquable. Je plébiscite !

Au final, c’est vraiment difficile de s’arrêter, et ça finit donc trop vite. Mais réjouissez vous : les nouvelles sont encore plus savoureuses à la relecture ! Un régal qui se savoure comme les plus fines confiseries. Bien sur, c’est l’occasion de découvrir du vocabulaire médiéval ou spécialisé, mais la plupart des mots se comprennent très bien avec le contexte et c’est un régal de les apprendre ludiquement. Même si les nouvelles sont forts diverses, elles sont différents reflets d’une guerre qui agita le Vieux Royaume, réunies dans une unité thématique.

La première nouvelle donne son nom au recueil, et c’est à nouveau une histoire de maître assassin, genre que les lecteurs de "gagner la guerre" accueilleront avec moult pâmoisons. L’histoire est aussi truculente que le langage. Les rebondissements sont légion, le suspense est grisant, et le thème .

La deuxième nouvelle s’appelle "l’elfe et les égorgeurs" ce qui est en soi un programme savoureux, c’est la plus légère du recueil malgré des descriptions de crimes de guerre que n’aurait pas renié Baudelaire (cf la charogne).

"Profanation" est le procès d’un détrousseur de cadavres par les juges du sinistre culte du Desséché. On y retrouve le langage très cru et imagé des gueux auxquels Jaworski arrive à donner une vigueur et une fougue incroyable. C’est un monument de cynisme. On y lit aussi entre les lignes des secrets sur ce culte mystérieux du Desséché.

Avec "désolation", c’est un nouveau peuple qui est mis à l’honneur, les nains ! Et c’est sans conteste ma préférée du recueil. Avec une citation de Tolkien en introduction, c’est le thème des mines de la Moria qui semble être revisité, mais ne nous fions pas aux apparences, les nains sont ici bien plus retors que ceux du maître. Nous avons des combats épiques dans l’esprit nain, et une intrigue de qualité. Quant au vocabulaire, eh bien disons que Jaworski n’a pas besoin d’inventer une langue pour les nains, il sait leur inventer un parler propre qui est bluffant.

La dernière nouvelle, que j’avais déjà lue dans une compilation, est le récit d’une bataille épique entre deux magies, celle des elfes toute de Lumiere et de transcendance et la magie corrompue et nécromantique de prêtres dévoyés du Desséché. C’est un festival d’effets spéciaux, et de subtilités. La bataille magique se joue sur deux plans, matériel et spirituel, c’est tout juste remarquable. Je plébiscite !

Au final, c’est vraiment difficile de s’arrêter, et ça finit donc trop vite. Mais réjouissez vous : les nouvelles sont encore plus savoureuses à la relecture !

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