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Le mariage de l’horreur

les aéthérites attaquent le fort pendant le mariage

dimanche 29 septembre 2013

Les aéthérites sont d’abominables montagnes de chair dont la vue est si insoutenable que l’esprit humain se refuse à les voir, à moins bien sur d’être équipé d’un détecteur de Krebs-Morlay. Le fort de Sud-liberté surveille le désert où rodent les aéthérites, ses courageux soldats ne s’attendent pas à une attaque en plein milieu du mariage...

Dame Isabella, acceptez vous de prendre pour époux le capitaine Fauquenerf ici présent ?

Isabella tourna ses yeux doux et voluptueux vers l’élu de son coeur, ce noble compagnon dont la prestance n’avait d’égale que sa noblesse. Elle avait à peine prononcé son oui d’une voix suave qu’un remous se fit dans l’assistance. Les sirènes d’alarme du fort étaient en train de hurler, et déjà d’immenses montagnes de chair écrasaient vigoureusement les remparts du fort. Sans leurs focaliseurs gyroscopiques les invités ne voyaient rien de ce qui se passait, tout avait les apparences d’un tremblement de terre tout à fait inexplicable.

Déjà une montagne de chair s’emparait du malheureux prêtre et de quelques invités qui se trouvaient sur son passage. Leurs bras, leurs jambes, leurs membres déchiquetés frémirent en étant absorbés par l’abomination, puis ils ne furent plus que quelques remous sur la surface de viscères et de membranes.

Isabella et Fauquenerf échangèrent un regard complice, l’heure était venue d’agir ainsi qu’ils l’avaient maintes fois répété. Isabella vérifia une dernière fois son variateur de Potemkine et se jeta sur le chemin de la créature, lui barrant ainsi le passage tandis que le capitaine se précipitait vers son crabe vapeur. La chose s’empara d’Isabella en l’enlaçant avec ses protubérances putrides, et la des pseudopodes membraneux commençaient à l’envelopper quand la créature fut prise de soubresauts. Le variateur de Potemkine associé au Krebs-Morlay faisait effet, et là où la créature l’avait touchée, des morceaux de viande commençaient déjà à se détacher de l’immense silhouette, animés de vibrations morbides. Pendant ce temps, le capitaine, sur son crabe vapeur commençait à déchiqueter les parties du corps de l’aéthérite qui n’étaient pas encore affectées.

La tâche était rude, et cette bataille allait certainement couter de nombreuses vies, chacun était prêt à se sacrifier pour une juste cause. Mais c’était sans compter sur Urgismol qui surgissait à présent de son laboratoire juché sur sa propre machine, une araignée vapeur incroyablement agile et robuste qui se faufilait entre les créatures en évitant leurs coups féroces. A l’avant de la machine, une sorte de rayon de mort frappait une à une les créatures qui commençaient à se décomposer. La victoire ne tarda pas à changer de camp...

P.-S.

Cet article est la suite de l’épisode 4 de la menace invisible, modifié selon la proposition que les aéthérites sont des abominables montagnes de chair.


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