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Dark Heresy

L’univers gothique futuriste de Warhammer 40.000 en romans.

lundi 10 mars 2008

Après avoir lu Dark Heresy (le jeu de roles sur l’univers de Warhammer), j’avais soif de connaitre davantage cet univers et je me suis lancé sur de nombreuses recommandations dans la lecture du premier roman des aventures de l’inquisiteur Eisenhorn (Xenos) et maintenant du second (Malleus).

Dan Abnett arrive à rendre très vivant cet univers futuriste glauque, quasiment du post apocalyptique, autour d’un personnage d’inquisiteur et de son équipe. Le côté enquête est très bien abordé, et la découverte progressive de l’enigme est aussi palpitante qu’un roman policier.

Les planètes traversées sont gothiques à souhait et les personnages très hauts en couleur. L’imperium, l’ensemble des planètes colonisées par les humains, vit dans la vénération de l’Empereur, dont le corps est mort depuis longtemps, conservé dans un caisson cryogénique, mais dont l’esprit est maintenu en vie par le sacrifice de nombreux fidèles. Etant le futur de l’univers de Warhammer médiéval, le chaos y est toujours omniprésent, sous la forme de tentations diverses qui corrompent l’esprit, généralement l’esprit de riches et puissants adorateurs qui savent monter des conspirations redoutables capables d’ensanglanter des planètes entières.

Le chaos menace également via des races extra-terrestres, les Xenos, le plus souvent accusées de tous les maux par la xénophobie ambiante. Quoiqu’il en soit c’est également le rôle des inquisiteurs que d’expurger ceux qui pourraient être de mèche avec les Xenos. Comme quoi, le paradis du futur a tout d’un totalitarisme qui plus est obscurantiste.

La technologie liée au voyage interspacial, et au maintien de toutes les machineries planétaires a été plus ou moins perdues et une bonne partie des machines est entretenue par les rites et les litanies de l’adeptus mechanicus. Ne parlons pas des implants qui remplacent les membres de ces combattants sans peur.

Chaque planète a sa spécificité, éloignée des autres par la difficulté des communications au sein de l’Impérium. La frontière est souvent ténue entre la doctrine locale éloignée de la doctrine officielle par manque de communication et l’hérésie sanctionnée par le bucher ou pire : un hérétique peut être gavé d’implants et de drogues et transformé en arco-flagellant, une machine à tuer au service de l’armée.

C’est une immersion radicale dans un univers des plus dépaysants, mais avec un guide de qualité qui n’en est pas à son premier roman dans cet univers !



Le second tome, Malleus, ne déçoit pas l’amateur du premier tome que je suis. Eisenhorn visite des planètes plus surprenantes les unes que les autres, un monde usine avec une parade militaire gigantesque qui tourne à la catastrophe, le monde militaire de Cadia aux portes du Chaos, un satellite minier à la dérive habité par des mineurs possédés. Il rencontre des individus totalement hors du commun, certains de vieilles connaissances du tome 1, d’autres comme le magos Bure totalement dévoué à son dieu mécanique, des portraits d’inquisiteurs fanatiques ou déments, raisonnables, malsains ou tout simplement ambitieux. Les combats sont toujours aussi hauts en couleur.


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